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L'apport des Neurosciences dans la pédagogie

Dernière mise à jour : 8 juin 2022


« Lorsque nous comprendrons notre cerveau, l’humanité se comprendra elle même » (1) dans le bouche d'un neurobiologiste réputé, l’exploration du cerveau humain ressemble à la découverte d’un nouveau continent. Aujourd’hui, en 2022, nous n’en sommes qu’aux prémices et nous avons déjà, de magnifiques résultats...

Par exemple avec le neurofeedback dynamique neuroptimal®, entraînement cérébral qui procure plus de calme et plus de concentration…

La pédagogie du point de vue des neurosciences n’est une réalité concrète en France que depuis une petite dizaine d’années. Pourtant, de nombreux scientifiques étrangers se sont intéressés à la question bien avant. D’ailleurs, Jean Piaget le disait déjà au XIXème siècle : « La pédagogie est comme la médecine : un art, qui s’appuie – ou devrait s’appuyer – sur des connaissances scientifiques précises ».

Aujourd’hui, grâce aux scientifiques, nous connaissons les mécanismes qui interviennent dans « l’apprentissage ». Nous sommes donc en mesure de fournir à tous ceux qui apprennent, des pistes du « bien apprendre » et… se souvenir...

L’apprentissage « consiste à optimiser un certain nombre de connaissances et à automatiser leurs procédures (tables de multiplication, poésies, théorèmes…) , ce que fait très bien l’école. » nous dit Grégoire Borst (3) dans un article de la revue La Recherche paru en septembre 2018 ; mais il rajoute « Mais il y a aussi besoin, pour apprendre, de sortir des routines et d’inhiber ses automatismes quand cela l’exige ».

Ânonner ses leçons sans fin ne suffirait donc pas pour s’en souvenir.

En effet, si les automatismes peuvent être utiles parfois, ils peuvent aussi amener les élèves à des erreurs systématiques dont il leur sera difficiles de sortir.

Les sciences cognitives nous ont montré les quatre piliers de l’apprentissage :

l’attention / l’engagement actif / le retour sur erreur / la consolidation

Elles nous ont aussi montré le fonctionnement de l’esprit. Utilisant les méthodes scientifiques (méta-analyse, études randomisées...)(4), elles ont par exemple permis de comprendre que relire son cours 10 fois est moins efficace que le lire et se tester… Car le test permet de prendre conscience de ce qui n’a pas été compris ou assimilé… Par exemple, une personne qui aura lu 8 fois une liste de 50 mots, se souviendra de 17 % des mots ; une personne qui aura alterné 4 lectures avec 4 tests se souviendra de 39 % des mots !

Mais le cerveau se nourrit aussi d’émotions ! Et les sciences cognitives ont montré que les émotions peuvent favoriser l’apprentissage. Certaines recherches menées indiquent que des processus émotionnels ont des effets bénéfiques liés à l’apprentissage. Ainsi une étude initiée en Allemagne en 2017, sur 3 425 élèves âgés de 11 à 15 ans a montré que la joie et la fierté mesurées durant leur apprentissage était liées de manière significative à leur réussite…

« Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends. »

Au-delà du rôle même de l’enseignant et de son implication, qui peut créer chez l’élève une envie d’apprendre, une autre catégorie d’émotions est également à considérer : les émotions épistémiques (5), comme l’intérêt ou la surprise seraient un facteur clé dans l’apprentissage.

Les études des images cérébrales ont montré que les mécanismes de bases de la curiosité sont liés aux circuits de la récompense (associés donc aux émotions positives et au plaisir). Elles ont également montrées que plus le degré de surprise était élevé plus la mémorisation des réponses était bonnes… La curiosité et la surprise favoriseraient donc la mémoire en activant des systèmes cérébraux importants dans les émotions positives.

Évidemment si les émotions positives ont un rôle à jouer dans l’apprentissage, il en est de même pour les émotions négatives. Les situations de stress sont clairement préjudiciables à l’acquisition et à la mémorisation de données.

Le stress a une action biologique sur le corps. Il va provoquer la sécrétion du cortisol qui, si l’état de stress se prolonge va finir par avoir des conséquences physiologiques, en particulier dans trois régions très sensibles : l’hippocampe, le cortex préfrontal et l’amygdale. Il peut notamment réduire la taille de l’hippocampe. Les imageries médicales sont très claires sur ce point…

L’hippocampe joue un rôle important dans l’apprentissage et la mémoire. Sous l’effet d’un stress prolongé, cette région rétrécit et cause des troubles de mémoires et des difficultés d’apprentissage. Du côté du cortex préfrontal, le stress ralentit l’activité et vient altérer la prise de décision, la résolution de problèmes, la concentration et la planification. Heureusement, les recherches démontrent que ces effets sur le cerveau sont réversibles et évitables. Une étude faite sur des taxis londoniens montrent qu’ils ont un hippocampe de grande taille, il semblerait donc que le fait de devoir apprendre par cœur toutes les rues de Londres (donc d’avoir une activité cognitive importante) fasse à nouveau grossir l’hippocampe et réduise les conséquences du stress (6).

D’où l’importance de rechercher un équilibre efficace dans les périodes d’examens où le stress peut non seulement nous faire perdre nos moyens (à l’oral notamment) mais également interférer avec nos capacités cognitives habituelles.

Le neurofeedback dynamique est un entraînement cérébral qui procure plus de calme et plus de concentration… L’enfant ou l’étudiant apprendra mieux et plus facilement, ce qui lui permettra de développer davantage de confiance… C’est un cercle vertueux… Je suis plus détendu et plus concentré, j’apprends mieux et je me souviens mieux, je garde donc confiance… Une belle clé pour la réussite !

(1)Rafael Yuste neurobiologiste hispano-américain et l'un des initiateurs de l'Initiative BRAIN annoncée en 2013. Il est actuellement professeur à l'Université Columbia. (2) Jean Piaget in De la Pédagogie, paru en 1998 à titre posthume (3)Grégoire Borst in la revue La Recherche (septembre 2018) (4) méta-analyse : La méta-analyse est une analyse qui compile et synthétise les résultats de différentes études en recherche médicale études randomisées : Une étude randomisée contrôlée est un protocole expérimental ayant pour but d'évaluer l'efficacité d'une intervention en comparant un groupe expérimental et un groupe dit groupe de contrôle. (5) Une émotion est dite épistémique lorsqu’elle est causée par des processus cognitifs engagés lors d’activités complexes / c’est à dire les émotions liées à l’acquisition des nouvelles choses) (6) Corinne Founier, Pierre Bohn in « Le Neurofeedback Dynamique » 2011 Editions Dangles)









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