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TDAH : Vers un consensus ?


TDAH… Enfin un consensus ?


La fédération mondiale du TDAH a publié un consensus dans l’espoir d’harmoniser la prise en charge du Trouble de Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité…


« Inattention, agitation, impulsivité » le TDAH a aujourd’hui des contours bien définis. Pour autant, de nombreuses croyances fausses sont à l’origine d’une stigmatisation des malades et de prises en charges insuffisantes voire délétères. Personnes atteintes comme professionnels de santé qui les accompagnent, souffrent d’une méconnaissance globale de ce trouble qui est pourtant à l’origine de handicaps parfois sévères aux niveaux cognitif et social.


Les auteurs du Consensus se sont appuyés sur des faits scientifiques imparables et à haut niveau de preuve, dans l’espoir de voir enfin cesser les fantasmes qu’entretiennent beaucoup sur le TDAH.


Les études et méta-analyses qui ne comprenaient pas moins de 2000 participants ont permis de mettre en lumière des caractéristiques sans aucune ambiguïté :


- inattention et/ou hyperactivité

- impulsivité

- depuis au moins 6 moins

- avec certains troubles apparus avant 12 ans


Pour chacun, les premiers signes cliniques donnent suite aux bilans psychométriques pour déterminer les sphères de la vie les plus atteintes par le TDAH (si la coordination motrice est affectée par exemple…).


En France notamment, la croyance que l’éducation est en partie responsable du TDAH, provoque des diagnostics et une prise en charge trop souvent tardifs.


Le consensus confirme l’efficacité des traitement médicamenteux liés à un accompagnement neuropsychologique. La HAS (Haute Autorité de Santé) continue de préconiser une prise en charge « non médicamenteuse » en première intention alors même que l’expérience d’une prise de traitement médicamenteux précoce permet au contraire au patient de rentrer de manière plus autonome dans une démarche thérapeutique.


Les connaissances, notamment sur les mécanismes biologiques, doivent encore être approfondies. On sait déjà que la majorité des personnes affectées présentent certaines anomalies génétiques qui seraient probablement sans conséquences seules, mais qui, liées à des facteurs environnementaux affecteraient le développement du cerveau sur les plans cognitifs. Avec également des conséquences physiques de type diabète, obésité ou allergies.


La science n’a pas encore complètement percé le mystère du TDAH mais ouvre des pistes de réflexion. L’état actuel des connaissances permet quand même de prendre la mesure de la complexité de ce trouble.


Un espoir naît en France dans une meilleure prise en charge par les premiers concernés sur le terrain : les médecins généralistes et les pédiatres. Les associations font un travail d’éducation de ces derniers, en leur fournissant des livrets de repérage des troubles du neurodéveloppement chez les enfants ou en préconisant la collaboration entre professionnels (notamment avec les orthophonistes).


Tous espèrent de nouvelles recommandations de la HAS qui permettraient d’uniformiser la prise en charge des enfants comme des adultes. Et leur permettrait de démarrer dans la vie avec les mêmes chances que chacun.




(Source : Inserm #54 septembre 2022 / HAS)

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